Bonjour, en ce qui me concerne, m'occupant de la partie légale du numérique au boulot, je peux te donner les réponses suivantes (je précise que je suis en Belgique et que les choses peuvent différer en France). Certains services fournisseurs d'accès VPN sont considérés comme "bulletproof" (par exemple Mullvad ou NordVPN, pour citer deux exemples connus). Ils répondent invariablement aux forces de l'ordre qu'ils ne conservent pas de données d'identification ou de logs. Si, par exemple, la gendarmerie contacte ce genre de service sur réquisition de justice, ils ne communiqueront pas d'informations, ou alors seulement parcellaires. Ceci étant dit, le fait qu'ils ne communiquent rien ne signifie pas qu'ils ne conservent pas de logs, simplement qu'ils ne les communiquent pas et, de toute façon, ils doivent au minimum avoir une adresse mail utilisée lors de la création du compte et des informations sur le mode de paiement. En ce qui concerne tes dernières questions : Pour moi, un véritable no-log pourrait s'envisager, même une anonymisation parfaite, pas vraiment Sur décision de justice, un magistrat peut et va ordonner aux forces de l'ordre compétentes de contacter le gestionnaire du VPN afin d'obtenir les informations relatives aux connexions et/ou à l'utilisateur. Les sanctions possibles pourraient aller jusqu'à une condamnation en justice et une interdiction du service dans le pays émetteur de la décision de justice. Ceci dit, internet n'ayant pas vraiment de frontières, c'est toujours compliqué à appliquer Un FAI pourrait tout à fait bloquer les adresses IP connues, mais toujours sur décision de justice, en tout cas en Belgique (mais je vois mal les choses se passer différemment dans un autre pays de l'UE). Si tu veux des informations relatives à la législation sur la cybercriminalité, qui encadre une partie de ce que tu demandes ici, je t'invite à te renseigner sur la convention de Budapest. J'espère que ça t'éclaire un peu.