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J'ai le sentiment que suivant l'appareil, c'est plus ou moins au point. Pour mon PRS-650, le tactile réagit aussi bien que les boutons, soit, pour un .epub, une commande de tourne réagissant instantanément, à une vitesse d'1/4 de seconde pour le rafraîchissement de la page.

Dans les tests que j'ai lu, le Kobo est plutôt bien noté pour du tactile. A mon avis, je ne dois pas avoir un exemplaire à jour... Par contre, pour faire la mise à jour du firmware sans passer par leur logiciel proprio, j'ai toujours pas trouvé... Quelqu'un a une idée ?

Je ne connais pas le nouveau Sony, mais le PRS-650 est détecté comme de l'USB mass storage sous une distro linux. Il n'y a que leur software de gestion de bibliothèque qui nécessite windows ou OS X, et, comme il n'est en aucun cas indispensable...

Souhaitons qu'il en soit de même pour leur nouvelle gamme. Sony était un de mes choix initiaux, avec le plus de ne pas être lié à un store. Si en plus, c'est de l'USB mass storage, pourquoi se priver ! A suivre...

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Petite mise à jour, à tous les sens du terme : j'ai effectué la mise à jour vers le firmware 1-9-14 du Kobo eReader, et ça change pas mal de choses. Pour ceux que ça intéresse, le lien : http://blog.slucas.fr/blog/kobo-ereader-touch-5 .J'étais sur la version 1-9-12, c'est pour ça que c'était moyen...

Alors, ça change énormément. Là, tout de suite, j'ai les annotations opérationnelles, le système touch bien plus réactif et l'horloge interne visible pendant la lecture ! Et le clavier virtuel est très bon pour ça, modulo quelques petits détails : je trouve les touches un peu trop petites et il manque une touche supprimer, bien que la touche backdelete est présente et remplit la fonction de correction.

Rien que pour les annotations, ça multiplie par deux l'utilité de l'engin, déjà indispensable dans se version précédente. A moi les corrections à la volée de mes documents de travail !

A tout hasard, je vais retester le mobi et les RTF. Si, a minima, j'ai les RTF qui passent, ça va me faciliter le boulot pour tout ce qui est textes pompés sur Légifrance.

A suivre !

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Souhaitons qu'il en soit de même pour leur nouvelle gamme. Sony était un de mes choix initiaux, avec le plus de ne pas être lié à un store. Si en plus, c'est de l'USB mass storage, pourquoi se priver ! A suivre...

Avec la nouvelle mise à jour, impossible de charger des livres sans avoir créé un #[@!%µ£$ de compte Kobo !

Le kobo est aussi "mass storage" en usb...

Bref, tu le branche en usb, il est vu comme un hdd externe ou une clef usb.

Tu glisses tes ouvrages à la racine (ou dans un dossier) sur le kobo, et ça roule.

je trouve les touches un peu trop petites et il manque une touche supprimer, bien que la touche backdelete est présente et remplit la fonction de correction.

Moi, ce qui me manque, c'est au moins le "point", la "virgule" et le "@" accessible sur le clavier sans passer par une manip...

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Ayé ! J'ai trouvé une bidouille pour débriquer un Kobo sans passer par l'activation en ligne !

Voilà comment j'ai fait (trouvé ici : http://www.mobilerea...-82378-p-2.html ) pour ceux que ça intéresse.

1) J'ai téléchargé, sur portableapps, le logiciel sql lite database browser, et installé l'engin.

2) après avoir branché le Kobo, j'ai lancé l'engin puis je suis allé chercher le fichier KoboReader.sqlite dans le répertoire .kobo de l'engin

3) j'ai ouvert le fichier avec sql lite database browser, et après avoir sélectionné l'onglet browse data, j'ai cherché user. Le compte par défaut du Kobo apparaît.

4) je passe dans execute sql, et je rentre la ligne de commande suivante : INSERT INTO "user" VALUES('aaaaaaaa-aaaa-aaaa-aaaa-aaaaaaaaaaaa','aaaaaaaa-aaaa-aaaa-aaaa-aaaaaaaaaaaa','xxxx@xxxx.xx','xxxx@xxxx.xx','2aaaa aaaaaaaaaaaaa==');

5) je repasse dans l'onglet browse data, je vérifie que mes données sont inscrites et je supprime les données par défaut.

6) j'enregistre, je quitte sql browser, je démonte le Kobo

7) Profit !

Cela suffit pour shunter la partie install obligatoire avec logiciel Mac/Win only et création de force de compte Kobo. En plus c'est suffisamment simple pour que j'y arrive, donc ça ne demande pas un niveau de geekitude trop élevé...

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[Le kobo est aussi "mass storage" en usb...

Bref, tu le branche en usb, il est vu comme un hdd externe ou une clef usb.

Tu glisses tes ouvrages à la racine (ou dans un dossier) sur le kobo, et ça roule.

Faut simplement avoir l'appareil d'activé avec un compte Kobo, ou faire la petite manip pas trop compliquée que j'indique ci-dessus.

Moi, ce qui me manque, c'est au moins le "point", la "virgule" et le "@" accessible sur le clavier sans passer par une manip...

N'ayant pas encore utilisé la fonction, je ne peux rien en dire pour le moment. Mais c'est vrai que si je dois taper une annotation un peu compliquée, ça risque d'être un handicap.

Bon, je testerai sur le terrain avant d'en reparler, à suivre...

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Bon, j'ai super pas le temps donc je vais résumer sans quotes :

Sans généraliser avec Kindle 4 plus rapide que Kindle Touch, j'ai quand même constaté qu'on perdait en rapidité avec le Touch chez les autres (hormis peut-être Sony qui a une expérience là-dedans).

Edit : correction. Me suis fait traité comme un chien sur Twitter pour ça : asymétrie info DRM - Kobo. Apparemment, ils laissent le choix (pourtant entendu un différent son de cloche ici et là).

Pour la conversion .mobi, Modifier un EPUB pour Kindle. Si c'est voué à un usage "pro" dans le sens mise à dispo pour lecteurs, oubliez Calibre, merci. (Sur du CSS avancé, les headers qui sautent et ne se retrouvent pas dans le fichier final + 200 erreurs HTML dans le .mobi avec Calibre, 3 erreurs corrigées automatiquement avec Kindle Previewer. J'ai testé Kindle Previewer 2.2 qui prend en charge le nouveau format KF8, y'a plus aucune excuse si le fichier .mobi sort pourri -> le code de l'EPUB de base est juste dégueulasse et ne respecte par les standards HTML).

Pour le PDF, y'a des options (tags) pour la lecture mobile mais personne ne les utilise. Faut donc blâmer celui qui a fait le PDF. Sinon, Adobe l'a lui même mis de côté il y a plus d'un an vu qu'impossible à utiliser confortablement. Serait donc temps de passer à autre chose pour ceux qui les produisent (et ceux qui vendent du livre numérique en PDF…).

Pour les annotations, faudra pas mettre vos livres à jour malheureusement. En gros, les annotations sont liées au fichier du livre, pas au livre en lui-même. Si mise à jour du livre, vous les perdrez (et pire encore, on a pas de standard pour les annotations, ça tourne sur du proprio partout).

je dois prévoir des modifications pour l'epub dès la mise en page du fichier : pas de pieds de page, notes de bas de page incluses dans le texte, virer les sauts de paragraphe commandés.

Je ne le conseillerai jamais assez : prévoir un workflow où les formats sont bien différenciés. Un PDF, un Epub, un Epub modifié pour Kindle. On a l'impression que de mettre en page avec Sigil fait perdre du temps, mais ça prend en général quelque chose comme deux heures par livre et le résultat est impeccable niveau qualité. Donc, en gros, par rapport à d'autres solutions où il faut corriger le code à la main, on gagne finalement un max de temps. Passer un PDF en le modifiant pour EPUB, c'est globalement une perte de temps monstrueuse (crois-moi) et un résultat pourri (la logique des formats est complètement différente et trop de compromis en résultent). Je parle même pas de son incapacité à bâtir un EPUB propre en conversion à la base (y'a des merdes de style partout dans les headers + du bricolage de partout)… Bref, c'est acceptable quand tu es lecteur qui doit convertir, c'est inexcusable si tu es auteur qui distribue.

Depuis peu, il y a même une autre solution : Pressbooks. Si tu sais bloguer avec Wordpress, tu sais publier. Ça exporte en PDF, en Epub, en XML et bientôt en mobi. Tu peux même importer tes propres CSS depuis avant-hier.

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Je ne le conseillerai jamais assez : prévoir un workflow où les formats sont bien différenciés. Un PDF, un Epub, un Epub modifié pour Kindle. On a l'impression que de mettre en page avec Sigil fait perdre du temps, mais ça prend en général quelque chose comme deux heures par livre et le résultat est impeccable niveau qualité. Donc, en gros, par rapport à d'autres solutions où il faut corriger le code à la main, on gagne finalement un max de temps. Passer un PDF en le modifiant pour EPUB, c'est globalement une perte de temps monstrueuse (crois-moi) et un résultat pourri (la logique des formats est complètement différente et trop de compromis en résultent). Je parle même pas de son incapacité à bâtir un EPUB propre en conversion à la base (y'a des merdes de style partout dans les headers + du bricolage de partout)… Bref, c'est acceptable quand tu es lecteur qui doit convertir, c'est inexcusable si tu es auteur qui distribue.

Depuis peu, il y a même une autre solution : Pressbooks. Si tu sais bloguer avec Wordpress, tu sais publier. Ça exporte en PDF, en Epub, en XML et bientôt en mobi. Tu peux même importer tes propres CSS depuis avant-hier.

Merci pour l'info pour pressbooks, je vais m'y créer un compte à l'instant.

Pour le moment, je rédige avec Libreoffice, qui me sert aussi de convertisseur vers les PDF, et je fais, toujours avec LO, un fichier ODT particulier quand je dois produire un epub avec Calibre.

Comme j'aurais à faire la publication de mon roman d'aventure sous peu (premier trimestre 2012, je viens de boucler le chapitre 8 sur, hem, 10/15 chapitres en tout), je tenterai le coup avec cet outil. Avant d'y passer mes anciennes publications.

Je testerai avec un texte court dès que possible pour voir comment ça ressort sur mon Kobo. A suivre.

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Ah, je viens de voir Sigil. A priori, c'est l'outil qui me manquait. Là, je n'ai pas trop le temps de l'installer (je pars en vacances après-demain) mais je bookmarque la page.

Et puis, entre une conversion dégueu avec Calibre et un travail propre avec Sigil, je préfère la seconde option. J'ai toujours eu une politique de qualité maximale envers mes lecteurs, pas question d'y déroger par paresse !

Il n'y a pas de DEB/RPM mais le BIN est auto-installable en ligne de commande, ça reste suffisamment simple pour moi. A faire, et à suivre !

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Bon, bah finalement y'avait quand même un truc chez Kobo…

le format KePub qui est un dérivé "proprio" d'Epub qui ne respecte pas les standards,

Confirmation chez Sony : http://www.sony.fr/discussions/message/721020#721020

Le wiki du format : http://wiki.mobileread.com/wiki/Kepub

Bon, en gros, c'est une feuille de style kobo.css à gicler pour rendre le fichier interopérable mais comme faut dégager le DRM Adobe Adept… voyez ce que je veux dire par là :transpi:

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Bon, bah finalement y'avait quand même un truc chez Kobo…

le format KePub qui est un dérivé "proprio" d'Epub qui ne respecte pas les standards,

https://plus.google....sts/9gmCxWEaqDx

Confirmation chez Sony : http://www.sony.fr/d...e/721020#721020

Le wiki du format : http://wiki.mobileread.com/wiki/Kepub

Bon, en gros, c'est une feuille de style kobo.css à gicler pour rendre le fichier interopérable mais comme faut dégager le DRM Adobe Adept… voyez ce que je veux dire par là :transpi:

Merci pour l'info, à mettre avec ma bidouille SQL pour activer l'engin en force sans compte Kobo.

Pour le Kepub, hem... Comme j'ai récupéré des bouquins du domaine public, en plus de mettre mes productions personnelles pour voir la misère d'une conversion directe d'un ODT en epub par Calibre, j'avoue que ce n'est pas vraiment mon problème... transpi.giftranspi.giftranspi.giftranspi.giftranspi.gif

Sinon, on peut convertir les AZW d'Amazon dans un format lisible sur Kobo Reader ? C'est surtout ça qui m'intéresserait, potentiellement...

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Potentiellement, tous les ebooks vendus par Fnac pourraient être impactés. Faudra que je regarde sur leurs bouquins du domaine public pour voir si c'est la même chose (mais bon, une commande sur deux sur site fnac.com = bug chez moi…)

Pour la conversion AZW -> Calibre, suffit de chopper le script Calibre qui va bien et de convertir en EPUB. Là, suis obligé d'envoyer vers Calibre vu que c'est la seule solution…

Va falloir vous y habituer d'ailleurs, parce qu'avec Kindle KDP Select (option de publication à l'usage de tous, indés comme gros éditeurs, qui permet de proposer ses livres au prêt et d'avoir du pognon en retour + bénéficier d'une pub de taré), on risque d'avoir des exclus Kindle chez certains. L'adhésion au programme = 90 jours d'exclusivité Amazon minimum :chinois:

Et vu les premiers retours, les résultats financiers de cette adhésion invitent beaucoup à y aller…

Bon, certains auteurs et éditeurs indés refusent d'y aller parce qu'évidemment, on part sur un problème de "Comment voulez-vous vendre votre livre demain ? Avec ça, on va faire perdre de la valeur aux livres." mais j'ai bien envie de dire que ce sont les lecteurs qui vont choisir et que les auteurs et éditeurs, ils sont un peu largement impuissants sur leur propre sort…

Comment ça marche ?

Les clients qui ont souscrit à Amazon Prime peuvent louer gratuitement un livre par mois.

KDP Select permet aux auteurs et éditeurs de mettre les livres de leur choix à la location.

Le programme KDP Select = 500.000 dollars de cagnotte commune par mois (pour 2012, on a un total minimum garanti de 6 millions de dollars).

Amazon prend le nombre total de locations puis prend le nombre de locations de chaque livre. Amazon fait le calcul et si on atteint 1500 téléchargements sur un total de 100.000 emprunt, l'auteur ou l'éditeur touche 7500 dollars.

De l'autre côté, ça n'a aucun effet sur la mise en vente du livre. Donc c'est une sorte de "bonus".

Et comme Amazon est très fort niveau marketing, tu peux également mettre ton livre du programme KDP Select gratuit pendant 5 jours à tous.

Le truc, c'est que tu ne peux pas proposer de livres gratuits sur Amazon Kindle, t'es obligé de le vendre au moins 0.99 dollars (ou 0.86 euros) donc la gratuité temporaire est un levier promotionnel fort (d'autant que la conversion gratuit en payant est pas mauvaise du tout). Et Amazon va bien sûr assurer une promo d'enfer pour mettre ton livre gratuit en avant.

Résultat : même si tu n'atteints pas 1500 emprunts avec ton livre, il te reste quand même l'argument de la promotion temporaire qui booste les ventes globales de ton catalogue… Et là, en plus, ça se vérifie par les premiers chiffres.

À moyen terme, on va sûrement vers un système d'abo streaming où le client payera X dollars par mois et pourra lire tous les livres de son choix (avec limite de X par mois). Donc sur 2012, KDP Select est un test. Et vu comme c'est parti, les réticents ne pourront peut-être pas résister longtemps…

À noter que pas disponible en France (enfin si, tu peux y adhérer mais on compte tes emprunts Amazon US). Mais faut dire qu'en France, va falloir que les revendeurs "apprennent" aux lecteurs à payer vu que sur du gratuit Vs Payant, on peut aller jusqu'à un ratio de 1000 pour 1. Oui, les téléchargements se concentrent sur le domaine public même si on commence à voir un petit frémissement sur le contenu indé à bas prix, mais on parle d'un arbre de très petites feuilles (chiffres de vente) qui cache une forêt de millions d'hectares… certains revendeurs font 95% de téléchargements sur le domaine public… je parle même pas de "situation catastrophique pour les auteurs vivants", les chiffres parlent d'eux-mêmes.

Pour info, entrer dans le TOP100 gratuit, c'est plusieurs milliers de téléchargements sur plusieurs mois. Entre dans le TOP100 gratuit, c'est 2 ventes / jour…

Au final, les éditeurs numériques commencent tous à faire du domaine public amélioré (parce que les gutenberg sont jugés de trop mauvaise qualité par les lecteurs en général), ce qui tient de l'aveu d'impuissance. Et leurs best-sellers… sont souvent ces domaines publics.

Bref, pour vous dire au point où on en est, je traduis maintenant systématiquement mes livres en anglais ne serait-ce que pour pouvoir survivre niveau coûts de publication… Aujourd'hui, c'est le seul moyen qu'un auteur a pour faire (à peine) de l'argent de poche en numérique en France. (Sur les livres à 1 euro, il touche 30 cents. Même avec 1000 DL, ça ne lui fait que 300 euros. Et les 1000 DL, ce sont plutôt les gros éditeurs qui le font…)

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Bon, les serveurs Adobe sont en panne chez Numilog depuis une heure environ, ce qui a pour effet de bloquer tous les téléchargements des ebooks avec DRM Adobe achetés sur la plateforme…

Voyez, quand je parlais d'ultra-dépendance envers un prestataire-tiers pour les DRMs… :transpi:

J'ai peut-être trouvé ma raison pour laquelle ça merdait quand je commence une fois sur deux à la Fnac, tiens.

PS : si quelqu'un croise Adobe Adept dans la rue, qu'il le tue. Nous lui en serons tous reconnaissants.

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  • 2 weeks later...
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Bon, allons-y pour un "post-débat".

Donc, nous avons récemment décidé de remonter le "prix minimum" de nos publications étant donné que 1 euro, on arrivera pas les tenir en France, c'est du suicide financier.

Chez Amazon, ça nous laisse 30 cents, ce qui ne couvre même pas les frais de production d'un e-book d'une trentaine de pages et il est illusoire de penser que nous arriverons rattraper sur la quantité d'exemplaires vendus.

Finalement, qu'importe que le prix soit de 1 ou 3 euros, on reçoit à peu près à chaque fois la même rétribution sur la publi. J'ai vérifié auprès d'auteurs US, ils ont fait le même constat. Dans cette fourchette de prix, ils touchent à peu près la même somme, qu'importe le prix. Certains décident même de filer gratos pour se faire de la pub sur leurs autres livres.

Maintenant, je vais donner mes quelques chiffres. Sur un an, je vais écouler 20.000 exemplaires de mes bouquins sur 5 références. Mais, ne croyez pas que je vais devenir riche puisque la majorité est en gratuit (par choix ou par publicité). En fait, je ne vais même pas rembourser mes frais courants...

Me suis renseigné, j'aurais pu toucher entre 4 et 5000 euros si j'avais foutu de la pub (placement produit et pages de pubs) dans mes bouquins. Et faut savoir que le ratio gratuit-payant peut monter jusqu'à 1000 pour 1. Problème, je suis philosophiquement contre la pub dans les livres, je n'en fous déjà même pas sur mon site...). Mais force est de constater qu'il serait plus rentable, en l'état actuel des choses, d'aller faire la manche au lieu de vendre des e-books pas chers du tout. J'emploie vraiment la comparaison en pesant mes mots, pour vous dire à quel point on en est.

Il y a quelques jours, nous avons lancé un micro-roman à 2 euros + Pay With a Tweet. En contrepartie de la montée en prix, nous avons décidé de soigner le design du livre (illustrations, mises en page réalistes, polices de caractère spécifiques, etc), ce qui a demandé 3 jours de conception vu le boulot artisanal que ça représente (je pourrais facturer ça 200 euros minimum à un éditeur).

Problème, le prix a été considéré comme très élevé par un ou deux lecteurs (que je remercie pour leur critique d'ailleurs) et ça a lancé un gros gros débat sur les réseaux sociaux au point où certains récupèrent le truc pour profiter du buzz... et se faire leur pub sur notre dos.

Un auteur a également eu une critique Amazon où la lectrice offusquée allait dire qu'un euro pour une nouvelle (pas aboutie... en même temps c'est le concept d'une nouvelle quoi), c'était abusé. Donc même si nous avions fixé le prix à un euro, on peut affirmer (sans peur et sans reproche) que ça aurait gueulé. Amazon a même retiré l'avis suite aux signalements d'autres lecteurs...

Puis en plus, là il est gratos si tu paye avec un tweet, t'inscris à la newsletter ou en parle sur FB... et bien sûr, rien n'a été dit sur le soin apporté au design de l'e-book. Du coup, je l'ai fait pour rien.

Voilà, j'aimerais bien avoir votre avis sur la question. A savoir qu'on risque la gratuité financée par la pub très rapidement. Moi, je ne le ferai pas, je préfère arrêter de publier pour être honnête. Pour moi, la pub n'a pas sa place dans un livre. Voilà, on relance le débat sur le prix, merci d'avance.

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Pour moi, la pub n'a pas sa place dans un livre. Voilà, on relance le débat sur le prix, merci d'avance.

Pareil pour moi. Je paye volontiers certaines applications téléchargées sur mon téléphone pour ne pas avoir de publicité, je me verrais absolument opposé à la moindre publicité dans un livre.

Ainsi, payer 4¤ un livre électronique ne me paraîtrait pas indécent. En revanche, payer près de 14 ou 15¤ me fait penser à du vol (pour un bouquin "moyen" de 200 pages environ. Je suis prêt à aller jusqu'à 10¤ pour un bouquin de plus de 1000 pages en version électronique).

Maintenant, je me pose toujours la question : est-il plus intéressant pour un auteur (de livre ou d'applications pour téléphones) de financer sa production par la publicité ou par l'achat direct à prix modéré ? Pour un livre, vu les quantités vendues, je doute que la première solution soit viable pour l'auteur. En revanche, pour le second, j'imagine qu'à long terme, ce serait l'inverse... Mais ce n'est pas le sujet du débat.

Bonne journée !

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Bah honnêtement, je t'ai donné mes chiffres, ce serait 10 fois plus viable pour moi de foutre de la pub que de vendre à prix réduit. Le contenu gratuit peut représenter jusqu'à 95% des téléchargements chez certains vendeurs.

Le truc, c'est de dealer directement avec la marque et ne surtout pas faire appel à une régie pub type adMob ou Adsense. Là, tu te fais juste saigner vu qu'elles sont sur des solutions où le gagnant est l'annonceur vu les prix pratiqués.

Pour info, un indien a testé (sur du PDF) et il a réussi à alpaguer Acer pour de la pub (3 pleines pages), c'est te dire si les annonceurs sont intéressés, d'autant qu'on ne joue plus uniquement sur la quantité d'impression.

On peut imaginer que tu fixes un palier par nombre d'exemplaires téléchargés, puis tu leur fais remonter les chiffres et hop, ils te payent au fur et à mesure en fonction de ça. Ex : 200 euros par 1000, puis 150 euros par mille à partir de 5000, etc. Pour eux, c'est tout bénéfice parce qu'il y a une valeur "premium", ils sont donc plus enclins à payer des justes rétributions (surtout que le premier à le faire va générer un gros gros buzz je pense).

A prix réduit, tu vas typiquement toucher la même chose dans une fourchette bien établie (entre 1 et 3 euros). En fait, ça ne sert même presque à rien de vendre sous 3 euros vu que la quantité ne compense pas pour la majorité. Ce truc-là, c'est encore un fantasme et quand on s'y intéresse de plus près, on voit que ça ne tient pas la route et qu'on fait de l'exception une règle générale...

Quand je parlais de signes qui nous mènent tout droit à croire qu'on va passer sur ce genre de modèle, j'oubliais l'expérience d'Amazon sur la location gratuite pour les membres Amazon Prime. Le truc a totalement boosté les rétributions de ceux qui s'y sont inscrits côté éditeurs / auteurs, avec un droit d'auteur moyen de 1.70 dollars par bouquin, soit beaucoup beaucoup plus que si le livre est vendu 1 ou 2 dollars. Et là, Amazon tourne sur un concept de tirelire dont le montant est fixé d'avance... alors s'ils vont sur de la pub, ça risque d'être encore plus élevé, les revenus devenant exponentiels par rapport à un nombre pré-établi qui sert de base de calcul en fonction des volumes de chacun...

Et j'oserais même dire que les revendeurs ont sacrément peur niveau pub puisqu'ils l'interdisent pour le moment. Tu n'as pas le droit d'en placer dans tes livres sinon Apple, Amazon et consorts te jettent dehors. Là, je crois qu'on touche vraiment à quelque chose, ils doivent pertinemment savoir que s'ils l'acceptent, ils vont ouvrir une boîte de pandore et que ça changera le business-model à tout jamais :/

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C'est vraiment dommage qu'on en soit réduit à la pub pour que vous puissiez "vivre".

Perso, une chose est sûr, je n'achèterait pas de livre contenant de la pub. Mais de toute façon, je n'ai pas liseuse. J'attends que le matos soit meilleur (support de la couleur entre autres), et surtout que les formats se raréfient un peu, et qu'on ait des liseuses qui lisent plus que le format proprio du constructeur, et aussi que les prix ne soient pas de 15¤ comme évoqué ci-dessus.

À la limite, n'est-il pas possible, pour un auteur, de faire les deux versions, comme les applis sur les markets. Une version gratuite/vraiment pas chère avec de la pub, et une version plus chère ad-free.

Comme toujours, j'estime que la meilleure solution, c'est de laisser le choix au consommateur.

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C'est vraiment dommage qu'on en soit réduit à la pub pour que vous puissiez "vivre".

Perso, une chose est sûr, je n'achèterait pas de livre contenant de la pub. Mais de toute façon, je n'ai pas liseuse. J'attends que le matos soit meilleur (support de la couleur entre autres), et surtout que les formats se raréfient un peu, et qu'on ait des liseuses qui lisent plus que le format proprio du constructeur, et aussi que les prix ne soient pas de 15¤ comme évoqué ci-dessus.

À la limite, n'est-il pas possible, pour un auteur, de faire les deux versions, comme les applis sur les markets. Une version gratuite/vraiment pas chère avec de la pub, et une version plus chère ad-free.

Comme toujours, j'estime que la meilleure solution, c'est de laisser le choix au consommateur.

Oui, c'est possible. Mais la pub dans les livres… perso je trouve que c'est une horreur. À mon humble avis, Amazon risque d'y passer en premier sur le marché US. Pour l'instant, la pub n'est pas intrusive mais les bénéfices pourraient être énormes une fois que ce sera passé dans les m½urs :(

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Pour moi, la pub n'a pas sa place dans un livre.

Entièrement d'accord.C'est quand même lamentable d'être obligé de passé par la pub pour réussir à s'en sortir.

Après comme il faut bien vivre, le fait de rajouter une pub au début ou à la fin du livre (avant qu'il ne commence ou après qu'il soit fini), ne me choquerai pas tant que ça (je n'ai aucune vision de ce qui est fait actuellement).

Par contre faut voir la gueule de la pub. Si c'est pour un bouquin similaire\ même auteur, ça serait presque normal. Dans les bouquins papier, on à bien la partie "du même auteur", "aux éditions bidule" ou encore le marque page avec le prochain livre à acheter chez l'éditeur. Mais dans tous les cas il ne faut pas que ça gêne la lecture.

Après est-ce que tu ne pourrais pas mettre toi même de la pub pour tes autres publication? Genre 2/3 pages en plus avec le synopsis qui va bien. Ce n'est pas de la pub qui te rapporterai directement mais ça pourrait guider les lecteurs vers des autres ½uvres si celle-ci leurs a plu. Quand je viens de lire un livre que j'ai apprécié je me note souvent le nom des autres publication de l'auteur qui m'interesse pour un achat ultérieur.

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Pour moi, la pub n'a pas sa place dans un livre.

Entièrement d'accord.C'est quand même lamentable d'être obligé de passé par la pub pour réussir à s'en sortir.

Après comme il faut bien vivre, le fait de rajouter une pub au début ou à la fin du livre (avant qu'il ne commence ou après qu'il soit fini), ne me choquerai pas tant que ça (je n'ai aucune vision de ce qui est fait actuellement).

Par contre faut voir la gueule de la pub. Si c'est pour un bouquin similaire\ même auteur, ça serait presque normal. Dans les bouquins papier, on à bien la partie "du même auteur", "aux éditions bidule" ou encore le marque page avec le prochain livre à acheter chez l'éditeur. Mais dans tous les cas il ne faut pas que ça gêne la lecture.

Après est-ce que tu ne pourrais pas mettre toi même de la pub pour tes autres publication? Genre 2/3 pages en plus avec le synopsis qui va bien. Ce n'est pas de la pub qui te rapporterai directement mais ça pourrait guider les lecteurs vers des autres ½uvres si celle-ci leurs a plu. Quand je viens de lire un livre que j'ai apprécié je me note souvent le nom des autres publication de l'auteur qui m'interesse pour un achat ultérieur.

Ça, tout le monde le fait déjà. Mais ça ne rapporte pas grand chose, en fait. En gros, la proportion de gratuit peut représenter jusqu'à 95% chez certains revendeurs. Chez Apple, ça doit tourner autour de 80% à la louche… (à peu près comme les apps, en fait).

Là, je parle vraiment du niveau supérieur : page de pub entre chapitres, pub type Adsense en note de pied de page sur page non-complète, (peut-être même pub d'intro vidéo sur le format ibooks à peine sorti puisqu'Apple a prévu un encart pour intro multimédia), placements produits (mine de rien, le truc se faisait au 19ème siècle, j'ai vérifié et trouvé des textes non finis où l'auteur plaçait des encart "placement produit" dans le brouillon du texte… et à mon avis, ça se fait encore mais c'est juste tenu secret. Des poètes ont été payés en nature par des marques d'alcool par exemple :transpi: ), etc.

Pour l'instant, Kindle affiche de la pub en écran de veille et en bas du menu (faut vérifier pour la nouvelle version, mais je sais qu'ils le faisaient sur Kindle3).

Exemple, si tu as un ouvrage de non fiction sur tel ou tel thème, prenons l'informatique par exemple, tu auras une page de pub pour Acer par ci, une annonce type adsense pour un revendeur par là, etc.

Si on est sur de la science fiction, placement produit Nokia par ci, placement produit Dell par là… et fausse-pub (par exemple vidéo) d'Asus en opening, intégré dans l'histoire genre 'le mec était placé devant un écran télé avant de partir de chez lui, etc." avec un produit qui n'existe pas mais avec une tagline du style "Tout ceci, déjà possible aujourd'hui avec Asus" et un lien intégré qui renvoie vers leur ultrabook par exemple…

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  • 3 months later...

Annonce technique (dis-donc, ça faisait longtemps).

Adobe prépare un nouvel SDK pour EPUB3, WSDK (basé sur Webkit), vu qu'il est apparemment ultra difficile de faire évoluer l'actuel (j'ai pas les détails mais, apparemment et en gros, l'actuel génère des images à la volée et le système de notes / surlignage est un énorme bricolage).

Pour rappel, ce RMSDK Adobe est utilisé par Barnes & Noble, Sony, Kobo et consorts (l'essentiel des fabricants de liseuses en fait). C'est un moteur de rendu qui interprète le code du fichier EPUB pour afficher le livre (et sa mise en page) à l'écran.

Il sera donc intéressant de voir qui va se bouger chez les fabricants pour les MAJ dans les prochains mois, une fois ce nouvel SDK disponible. Ça vous permettra de voir qui se fout de la gueule des consommateurs (je l'ai encore en travers, l'abandon du support logiciel chez Sony pour la génération précédente) et qui a envie de faire avancer les choses.

Voilà.

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